

Nous y sommes, une nouvelle année commence. De quoi sera-t-elle faite ? Qui peut le dire. Sera-t-elle l’occasion de grandes réjouissances, d’évènements inattendus joyeux ou tristes ? Allons nous faire de grands projets, prendre des décisions décisives pour notre carrière, notre foyer, notre vie personnelle ?
Pour beaucoup d’entre-nous, cette année 2009 sera un savant mélange de tout cela : des rires, des larmes, des projets, des surprises…
Sur fond de paysage de crise économique et de récession, nous pouvons observer la société qui prend une nouvelle direction ; société dans laquelle nous sommes acteurs et pourtant nous sentons si souvent observateurs. Et quelle est cette direction ? Va-t-elle trouver un nouvel équilibre qui permettra à chacun d’y avoir sa place ? Sera-t-elle génératrice d’un fossé qui s’agrandira entre riches et pauvres ?
Comme nous tous, j’aimerais avoir des certitudes sur l’avenir, une promesse sur laquelle m’appuyer pour envisager sereinement les 365 jours qui se profilent devant moi.
Cet homme si controversé me l’a donnée lorsqu’un samedi très lointain il entra dans une synagogue à Nazareth et qu’il déroula tranquillement un livre où il chercha le texte qu’il lut à l’assemblée présente ce jour là :
« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »
Et lorsqu’il eut roulé et rendu le livre, il fit cette annonce déconcertante : « Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. »
Quelle présomption de se citer comme l’accomplissement d’une promesse donnée par Dieu plusieurs centaines d’années auparavant par la bouche du prophète Esaïe ! Telle est le genre de pensée qu’ont du avoir les beaux penseurs et religieux de l’époque et qu’auraient les nôtres aujourd’hui.
En outre, dans toute Sa sagesse et Sa pédagogie, Jésus a cité incomplètement ce texte d’Esaïe, qui se poursuit comme ceci : …pour publier une année de grâce du Seigneur, Et un jour de vengeance de notre Dieu… Car oui, nous vivons dans cette année de grâce depuis plus de 2000 ans et oui aussi, Dieu tirera vengeance de Ses ennemis au temps fixé.
Notre monde est en crise ; ce mal-être que vit notre société est-il l’accomplissement de la volonté souveraine de Dieu et la préparation de ce jour de vengeance sur le péché, Dieu voulant amener chaque homme à revoir sa vie à la lumière de la Bible, ou est-elle le simple fruit de nos agissements, la récolte de ce que nous avons semé ?
Pour ma part je place la vérité entre ces deux postulats, l’interaction entre les actes de Dieu et ceux des hommes étant bien plus profonde qu’on ne l’imagine. Et reconnaissant mes limites humaines devant le mouvement de l’histoire, de notre histoire, je tourne mes regards vers cette promesse que le Fils de Dieu, Jésus, est venu accomplir pour tous ceux qui placent leur confiance en Lui :
Il est venu annoncer une bonne nouvelle aux pauvres,
Il a été envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,
pour proclamer aux captifs la délivrance,
et aux aveugles le recouvrement de la vue,
pour renvoyer libres les opprimés,
pour publier une année de grâce du Seigneur.
Mon désir pour chacun de vous est que 2009 soit la réalisation de cette année de grâce du Seigneur, que vous puissiez entrer plus intimement dans la connaissance de Celui qui a tout accompli dans Son humanité si fragile et Sa divinité si parfaite.
Soyez bénis en Jésus-Christ,
Frederic FRANCOIS
Président de l’Association