Eglise Du Littoral

Institution de la Sainte Cène (Texte du cours : Matthieu 26 : 1-56)


EPOQUE : 30 après J. C.
LIEU : Une chambre haute dans Jérusalem
ENSEIGNEMENT PRATIQUE: Jésus mourut sur la Croix pour que nous puissions être sauvés. C’est par la célébration de la Sainte Cène que nous nous souvenons de son amour et de Son grand sacrifice.
TEXTE D’OR : “Faites ceci en mémoire de moi” 1 Corinthiens 11 : 24


LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Matthieu 26 : 17-29.
Mardi – Marc 14 : 22-24.
Mercredi – Luc 22 : 14-20.
Jeudi – Jean 7 : 47-58.
Vendredi – Actes 2 : 37-47.
Samedi – 1 Corinthiens 10 : 16-22.

TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER (Matthieu 26 : 17-29 ; 14-35)

Dans tous les pays, on trouve des monuments élevés pour honorer les hommes qui ont rendu des services éminents à leur nation ou à l’humanité. La Sainte Cène est un monument sacré érigé à la mémoire de Christ. Par ce saint repas, nous l’honorons pour sa mort expiatoire qu’il a acceptée en notre faveur. Notre leçon décrit la consécration de ce monument si l’on peut dire.

I – PRÉPARATION DE LA PAQUE
Les Israélites avaient reçu l’ordre de commémorer leur sortie d’Égypte par une fête annuelle. Voir Exode chapitre 12 et 13. Pour qu’ils se souviennent qu’ils avaient été délivrés de l’ange de la mort, ils devaient manger un agneau la première nuit de fête pour qu’ils se souviennent de la promptitude avec laquelle ils quittèrent l’Égypte, ils devaient manger pendant les huit jours entiers de la fête, du pain sans levain. Le Jour qui précédait la fête était connu sous le nom de « préparation », car c’était ce jour-là qu’étaient mis au point les détails concernant la nourriture, les invités, etc… c’est ce jour là que les disciples vinrent près de Jésus qui, en tant que chef de famille, avait la responsabilité des préparatifs.

Il leur donna ses instructions. A l’entrée de la ville, ils devaient rencontrer un homme porteur d’une cruche d’eau (spectacle peu courant, car c’étaient les femmes qui portaient l’eau). Ils devaient le suivre chez lui et délivrer leur message. Pourquoi ces instructions secrètes, Jésus ne voulait pas que Judas soit mis au courant et ceci garantissait leur liberté et évitait toute interruption au milieu du solennel repas. Plus tard, Judas quitta la chambre où ils étaient réunis pour aller révéler aux autorités la retraite de Jésus.

II – L’OBSERVATION DE LA FÊTE
« Pendant qu’ils mangeaient, Il dit Je vous le dis, en vérité, l’un de vous me livrera ». Déjà Jésus, en termes peu précis avait fait allusion à la trahison dont il allait être victime. Mais maintenant, il spécifiait nettement que le traite viendrait du groupe des apôtres, II ne désignait pas encore Judas par son nom, car Il ne voulait mettre devant lui aucun obstacle à une repentance toujours possible, Il se peut que, dans la conduite de Judas il y ait quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre, mais une leçon s’en dégage clairement : « Il est possible d’être choisi par Christ, de le connaître, de marcher avec Lui, de prêcher son évangile, et ensuite de se dégager de son influence et de le trahir.
Certains pourront avoir un avis différent, mais la Bible enseigne que l’on peut perdre le salut par grâce et tomber. « Ils furent profondément attristé et chacun se mit à lui dire : est-ce moi, Seigneur ? ». Bien qu’innocents de toute pensée de trahison, les apôtres étaient sages de sonder leur cœur. Nous ne nous connaissons pas nous mènes et, par conséquent, nous ne pouvons être sûrs de nous-mêmes. Nous sommes tous de la même nature et nous devons tous faire face aux tentations qui ont causé la chute des autres. Donc, s’il voit un frère qui trébuche, l’homme sage dira : « Je suis capable du même péché et sans la grâce de Dieu, j’aurais pu le commettre. »
« Ainsi donc celui qui croit être debout, prenne garde de tomber ! » (1 Corinthiens 10:12). Notre seule chance de salut est de mettre notre foi dans le Seigneur qui a le pouvoir de nous préserver de toute chute.

Jésus n’avait pas donné ouvertement le nom du traite, aussi lorsque Judas quitta la chambre haute pour trahir son maître, les apôtres pensèrent qu’il était parti faire une course, (Jean 13 : 24-30), Jésus avait simplement déclaré que quelqu’un de son entourage le trahirait (Matthieu 26 : 23). Alors, avec un accent de pitié, Jésus dit « Le Fils de l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fut jamais né. » Jésus était fort attristé au sujet de Judas et nous pouvons être certains qu’il a épuisé tous les moyens de le ramener sur la bonne voie avant de prononcer cette sentence.
Judas était-il prédestiné à trahir le Christ ? Dans ce cas, il n’aurait pas eu le choix. Non Dieu ne contraint pas les hommes à faire le mal. Mais, ayant prévu que Judas trahirait, Dieu permit cet acte et l’inclut dans son plan qui concernait Christ. Dieu vit d’avance l’acte de Judas, mais Il ne lui suggéra pas.


III – INSTITUTION DE LA SAINTE CÈNE
« Comme ils mangeaient », C’est au moment ou les apôtres se souvenaient que Dieu envoya Moïse pour délivrer le peuple d’Israël de l’oppression égyptienne que Jésus institua le saint repas qui devait leur rappeler comment Dieu l’avait envoyé pour délivrer tous les peuples des liens du péché.

« Jésus prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna aux disciples en disant prenez, mangez, ceci est mon corps. » En d’autres termes : ce pain représente Ma personne, envoyée du ciel pour être brisée dans la mort, afin que les âmes des hommes puissent être nourries (Jean 6: 32-35; 49-51). Nous perdons la peur de la mort quand nous mangeons le pain de vie. « Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous », En d’autres termes, ce vin symbolise mon sang, source de vie, répandu pour tous, afin que ceux qui étaient morts dans le péché puissent partager Ma vie et vivre.
Quand devons-nous manger le corps et boire le sang du Fils de Dieu ? (Jean 6 : 53) Quand nous croyons que Jésus est mort pour nos péchés et quand nous l’acceptons comme Sauveur et comme guide de notre vie.

IV – CONCLUSION D’UNE NOUVELLE ALLIANCE
« Car ceci est mon sang, le sang de l’alliance… » Un pacte d’alliance est une conviction, un contrat, entre deux personnes ou deux collectivités, impliquant des promesses mutuelles, des obligations et des privilèges. Toute la religion de la Bible est basée sur des alliances entre, Dieu et l’homme. Celle mentionnée dans notre texte est « nouvelle » par rapport à l’ancienne faite avec Israël au Sinaï. Cette dernière alliance, une alliance basée sur les œuvres exigeant l’obéissance à la Loi a été établie, car les conditions étaient trop élevées pour la nature pécheresse de l’homme.
Connaissant cela, l’Éternel dans sa miséricorde, avait promis la résiliation de cette alliance et la conclusion d’une autre qui devait avoir comme suprême bénédiction le complet règlement de la question du péché et le changement du coeur afin que l’amour soit la loi de Dieu (Jérémie 31 : 31-34).
À la table de la Pâque, Jésus annonça que cette nouvelle alliance était sur le point de se conclure et quelques heures après elle était signée de son sang. Dieu a signé sa promesse du sang de Jésus-Christ : « Je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leur péché. » le sang de Jésus donne toute sa force à ce message: « Jésus Christ vint dans le monde pour sauver les pécheurs ».

V – LA FIN DE LA FÊTE
« Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour ou j’en boirai de nouveau avec vous dans le Royaume de mon Père » Par ces mots, le Seigneur Jésus prédisait ce jour merveilleux où le repas « des noces de l’agneau » se tiendra dans la grande chambre haute de Dieu :
Les Cieux, « Après avoir chanté des cantiques » (portions des Psaumes du chapitre 113 à 118), ils sortirent. Comment Christ pouvait-il chanter quand il savait que les sombres moments de Gethsemanée étaient devant fui ? Il savait que, selon la volonté de Dieu, il allait vers la Croix et il croyait fermement que le Père ne l’abandonnerait pas, Lui, qui était le centre du plan de Dieu, et qui le savait. Il pouvait chanter devant la souffrance, la tristesse et même devant la mort.

QUESTIONS

1 – Comment les Juifs commémoraient-ils leur délivrance de l’oppression égyptienne ?
2 – Comment s’appelait le jour qui précédait la fête, Pourquoi ?
3 – Pourquoi Jésus voulait-il que ses instructions soient secrètes ?
4 – Jésus désigna t-il Judas par son nom au cours de la fête ?
5 – Quelle leçon peut-on tirer de la conduite de Judas qui marcha si longtemps avec Jésus et qui, finalement le trahit ?
6 – Les disciples était il certains qu’ils ne trahiraient pas leur Maître ?
7 – Jésus parla-t-il durement à Judas ?